Sirop de griotte

Bienvenue chers membres honorifiques et néanmoins honorables de mon fan club mondial. Vous pouvez y siroter sans modération le nectar (plus ultra) comico-littéraire de la griotte. "Je ne suis pas difficile, je me contente du meilleur" disait Oscar Wilde

13 avril 2006

Nos amis les hommes

AVERTISSEMENT

Ce présent volume n’est pas un livre comme les autres. Il constitue le recueil des conférences et interventions diverses de son auteur à travers le monde entier (Conseil de l’Europe à Strasbourg, Siège de l’Otan à Genève, Club de Bonsaï de Lamotte-Beuvron, Conseil Supérieur de l’Audiovisuel à Paris, Musée des peintres de Barbizon).
Les textes restituent de manière scientifique la pensée de l’auteur ainsi que les différentes interventions, témoignages et précisions de millions d’auditeurs et de lecteurs récoltés et retranscrits depuis plusieurs années.
Toute ressemblance avec des personnes existant ou ayant existé n’est pas fortuit. Vous vous reconnaîtrez sans doute dans l’une ou l’autre des situations décrites ci-après. Ceci signifie que vous aurez compris l’essentiel de ce que nous avons voulu démontrer et que nous avons touché une corde sensible, ce que nous souhaitons de tout cœur.
Il est évident que nous n’avons pas pour des raisons de confidentialité et de respect de la vie privée, donné le nom complet ou exact des personnes qui sont intervenues tout au long de nos tournées de conférences à travers le monde, mais elles se reconnaîtront sans aucun doute.
Nous attirons votre attention sur l’extrême qualité de ce recueil, qui constitue une œuvre riche et pleine de sens, destinée à éclairer nos vies ainsi que celles des générations suivantes pendant des siècles et des siècles, pour répondre à une question fondamentale : « Qui qu’on est ? »

La Griotte

LA PRESSE EN A PARLÉ

« Le livre de l’année ! » (Le Point)
« Vous ne pourrez pas commencer un nouveau millénaire sans ! » (Les Echos)
« Vu à la télé ! » (TF1 Editions)
« Incroyable, le Goncourt élu à l’unanimité ! » (Lire)
« Le raz-de-marée qui éclipse le Titanic ! » (Première)
« Une Solognote au sommet de l’Olympe» (Le Journal de la Sologne et de ses environs)
« Poster géant en double page centrale : le livre-événement du début du millénaire ! » (Playboy)
« Elles l’ont toutes lu » (Elle)
« Le livre que les enfants conseillent à leurs parents » (Papoum 0-6)
« Photos exclusives : l’auteur du livre de l’année en grande discussion avec Bruce Willis » (Paris-Match)
« Pamela Anderson révèle : c’est le seul livre que j’ai réussi à lire jusqu’au bout » (The Observer)
« Pour elle, Arnold répudie une Kennedy » (Voici)
« Qu’en pense le Président ? » (L’Elysée libre)
« L’OTAN aura à se prononcer sur une éventuelle intégration du livre culte sur la table de nuit de tous les chefs d’Etat » (Notice interne, extraite du règlement intérieur à l’usage du personnel hôtelier du congrès du G7 à Fontainebleau)
« God save this book ! » (Herald Tribune)
« Patrick Bruel, après la révélation de son terrible secret, il réapprend à vivre grâce à un livre » (Rock & Folk)
« Godard et Spielberg se disputent l’adaptation à l’écran de ce chef-d’œuvre » (Studios)
« Mais jusqu’où ira la poésie ? » (Télérama, numéro spécial grands auteurs du XXI° siècle)
« La Bible et le Coran enfin réunis en un seul tome » (Historia)
« Que la nature est bien faite !» (Sciences & Vie)

INTRODUCTION

On sait que les milieux naturels constituent une réalité en perpétuelle mutation et entraînent une continuelle transformation des êtres vivants.
Les mécanismes de l’évolution donnent naissance à des formes « adaptées » c’est-à-dire qui répondent de la façon la plus adéquate possible aux conditions de l’environnement.
On trouve dans nos régions quelques exemples remarquables (et par certains aspects exceptionnels) d’adaptation au milieu : les Humains.
C’est au cours de dizaines d’années d’études de ces comportements que nous avons pu dresser une sorte de portrait de cette espèce qui représente environ 4 milliards d’individus sur la planète Terre.
♦ Le humain : un corps de rêve
♦ Chasse et socialisation chez le humain
♦ Communication entre les humains
♦ Couple humain
♦ Le Humain conquistador et explorador
♦ Le Humain au combat
♦ L’alimentation
♦ Toilettage et mondanités

Chapitre I : LE HUMAIN, UN CORPS DE RÊVE

wonderbra_cantcookLe Humain est très différent de ses petits cousins les singes, et point n’est besoin d’un œil exercé pour le remarquer. Il a un corps de rêve c’est évident, et ceci dans chaque partie du globe terrestre même s’il présente des détails caractéristiques et particuliers suivant les régions. Même si certaines régions du globe s’acharnent à produire ce que la plupart des autres Humains s’accordent à préférer en terme d’esthétique (blonde, élancée, poitrine moyenne, peau mate, de type suédois), nous pouvons affirmer sans conteste que quelle que soit son origine, le Humain est sans doute la formule chimique la plus réussie de tout l’univers.

Les poils
D’abord il a la peau presque entièrement nue, à part quelques malheureuses touffes de poils qui lui poussent, assez tard d’ailleurs, sous les bras, près du sexe et sur la tête. Certaines espèces, surtout visibles autour de la Méditerranée, tentent pourtant une imitation en préservant soigneusement leur pauvre toison sur le torse, sur la lèvre supérieure et sur les jambes. C’est surtout vrai pour les spécimens mâles. Les femelles, elles, ne souhaitent pas qu’on puisse les confondre avec leurs cousines Ouistiti ou Bonobo. Elles passent leur temps au contraire à essayer de cacher ces poils ou de les ôter, grâce à une méthode, que nous pourrions qualifier de barbare, appelée « épilation ».
Cette coutume est particulièrement remarquable dans les régions occidentales du globe, et notamment en période de fortes chaleurs.
Cependant, il convient de remarquer que si les poils ont perduré sous les aisselles et sur les parties génitales, c’est qu’il y avait aussi une bonne raison : une raison sexuelle bien sûr. Le Humain possède un grand nombre de petites glandes sécrétant un produit très odoriférant : les glandes apocrines. Elles sont chargées notamment d’émettre des molécules appelées phérormones, molécules perceptibles chez leur partenaire et qui jouent le rôle d’agents aphrodisiaques. Les poils garantissant que ces odeurs seront bien gardées. C’est pour cette raison sans doute que même les femelles épilées ajoutent le plus souvent un parfum sous leurs aisselles (appelé déo) reproduisant de manière artificielle ce que la nature avait prévu beaucoup plus efficacement.
Comble de l’hypocrisie, certaines femelles, pourtant elles aussi adeptes de l’épilation, rajoutent sur leur corps une sorte de pièce de poils, appartenant à d’autres espèces animales, et qui les couvre de la tête aux pieds. Elles sont même quelquefois très fières de ce qu’elles appellent leurs « manteau-de-fourrure ». Leur mâle aussi d’ailleurs, puisqu’il est souvent à l’origine de cet état de fait en tant que principal prescripteur.
Ces poils naturels sont pourtant bien utiles pour la plupart des autres espèces animales. Ils protègent la peau des agressions du soleil et des morsures du froid.
En cas de changement climatique brutal à tendance frigorifique, la plupart des mammifères et des oiseaux ont les poils ou les plumes qui se raidissent, enfermant ainsi une quantité d’air qui se comporte comme un bon isolant.
Le Humain a décidé apparemment de s’en passer et de trouver d’autres moyens de régulation de chaleur pour son pauvre petit corps. Mais une étude plus approfondie de la peau de humain permet de constater que le processus « d’horripilation » au contact du froid, perdure chez le Humain, malgré son absence apparente de poils. C’est ce qu’on appelle en langage peu scientifique « la chair de poule ». Le corps des Humains est en fait parsemé d’innombrables poils microscopiques et transparents. Les petits muscles sous-cutanés (les muscles arrecteurs) se raidissent donc toujours en cas de tempête de neige par exemple, et cette contraction produit un travail suffisant pour accroître, même modérément, la température de l’épiderme des Humains.
Son manque de poils évite cependant au Humain de perdre son temps à chercher sur son propre corps et sur celui de ses amis les plus proches, les parasites qui ne manquent pas de s’attacher à une fourrure bien garnie comme celle des cousins singes par exemple.
Notre exposé serait incomplet si nous ne parlions pas des poils autour des yeux, poils que l’on appelle cils et sourcils. Ces poils, comme tous les autres (sauf les cheveux que nous traiterons plus tard) poussent de manière très modérée (0,2 millimètres par jour) pendant une période assez courte (quelques semaines au plus) avant de tomber et d’être remplacés. Ils peuvent être totalement absents , épilés , brossés, colorés ou coupés, selon les habitudes ou les goûts, mais jamais tressés, puisqu’il restent nains toute leur vie, atteignant péniblement quelques millimètres au mieux de leur forme.

Les cheveux
Les poils les plus fournis de tout le corps du Humain se retrouvent sur le sommet de son crâne. On les appelle dans ce cas « cheveux » (du latin « capillus »).
Ces cheveux poussent en permanence, et indifféremment, sur les mâles et sur les femelles. Ils poussent de 0,35 mm chaque jour environ, les cheveux des femelles croissant plus rapidement que ceux des mâles. Ils sont raides, bouclés ou crépus, bruns, blonds ou roux, voire gris ou blanc pour les plus vieux individus.
En tout état de cause, on les retrouve au nombre de 100.000 à 150.000 au sommet du crâne de tous les humains adultes, et une petite centaine tombe de cet édifice tous les jours.
C’est surtout l’attention qui leur est portée qui diffère selon les sexes. Les femelles, quel que soit l’endroit du globe où elles résident, semblent apprécier les cheveux longs, tandis que les mâles, en règle générale, s’obstinent à les raccourcir régulièrement.
Quelques spécimens humains mâles ou femelles semblent pourtant réfractaires à ce raccourcissement de leur toison : les rastas.

dreadlocksFiche d’étude : LE RASTA
Surtout visible dans les îles bordant l’Amérique du Sud, la Jamaïque principalement, on a pu en observer quelques résurgences dans toutes les parties du globe. Le Rasta-à-mèches-effrayantes (Rasta-dreadlocks pour nos spécialistes anglo-saxons) a généralement la peau de couleur noire et le poil crépu.
On a remarqué quelques individus parfaitement identifiables sous nos latitudes ; le Bobmarley, le Yannicknoah, le Lennykravitz, le Docgynéco , le Princesserika et bien d’autres.
Cette particularité esthétique (des cheveux longs, jamais peignés, jamais coupés) obéit semble-t’il à des motifs religieux (« Ils ne se feront pas de tonsure sur la tête, ils ne se raseront pas le bord de la barbe... » Lévitique, 21) et politiques, basés sur le retour d’un roi éthiopien en exil : Ras Tafari, dieu vivant connu sous le nom de Haïlé Sélassié.
Les spécimens jamaïcains, grâce à une herbe « sainte » appelée Marijuana ont repris à leur compte les préceptes bibliques et les rites du saint-Humain éthiopien et ont constitué des communautés peu à peu éparpillées et multipliées dans le monde. Les Humains rastas des zones d’habitat aggloméré ont pourtant préféré tresser ces mèches folles en quelques centaines d’exemplaires afin de les domestiquer, ajoutant quelquefois même des morceaux de tissus colorés pour mieux les mettre en valeur.

Les cheveux des Humains sont l’objet de nombreux soins, beaucoup plus en tous cas que ne le souhaiterait un simple volonté d’hygiène. Les spécialistes ont avancé l’idée que cette chevelure serait un signe de séduction.
Le fait de s’occuper de la chevelure de l’autre impliquerait une signification érotique. Le simple soin, ou la mise en forme de ces cheveux fournirait dans ce cas un élément sexuel secondaire mais non négligeable.
Certains individus ont semble-t-il été désignés pour manipuler et prendre soin des cheveux des autres humains. Il s’agit de ce qu’on appelle les coiffeurs.
Notons au passage que par une bizarrerie que nous n’avons pu encore expliquer au vu de l’étendue de nos connaissances, le Humain consulte un coiffeur bien souvent avant un regroupement festif, et rarement après, alors qu’il se plaint volontiers d’avoir «mal aux cheveux » après une soirée plutôt qu’avant.
Il est en tous cas important de remarquer que le plus souvent des coiffeurs mâles se préoccupent des cheveux des humains mâles tandis que des coiffeurs femelles (dans ce cas on parle plutôt de « coiffeuses) sont réservés aux chevelures des femelles. Cette distinction réduit encore les risques qu’un élément sexuel se glisse dans ce processus du soin des cheveux. Si c’est un coiffeur mâle qui s’occupe d’une femelle, on peut noter que d’une façon générale, il a bien souvent un comportement efféminé, quelle que soit d’ailleurs sa véritable orientation sexuelle.

hair_manFiche d’étude : LE BABA (ou SCOUT EN CAMP)
Apparu sans doute juste après la disparition des dinosaures, on le retrouve régulièrement à différentes époques sans que son aspect ne change radicalement.
Mâle ou femelle, il porte les cheveux longs, et pourtant ne semble y attacher aucun soin d’aucune sorte. Il garde également la plupart du temps une épaisse barbe ainsi que la moustache. C’est l’espèce la plus velue des Humains d’Europe occidentale .
Il est généralement vêtu de peaux d’autres espèces animales qu’il n’a même pas pris la peine de traiter.
On en a trouvé beaucoup de traces sur les campus américains dans les années 60 du siècle dernier et chez les spécimens européens dans le Larzac et le Cantal qui constituent une région naturelle sauvage de l’ouest de l’Europe.
Adepte des grands espaces et très amical à l’égard des espèces de caprins et d’ovidés, c’est avec eux qu’il passe le plus clair de son temps. Il consomme comme eux de l’herbe, sans doute pour marquer son attachement au miracle renouvelé de la nature, mais, contrairement à ses amis, il préfère l’envelopper dans des cônes de papier blanc qu’il aspire. Il a tendance également à faire profiter de son invention ses congénères, généralement vêtus comme lui, lorsqu’il les rencontre. Il vit en communauté lorsqu’il ne va pas dans les pâturages.
Il pratique la plupart du temps une sexualité ouverte et non-restrictive et s’accommode assez facilement de conditions de vie simples.

Les bras, les jambes
Le cousin singe a de grands bras qui lui permettent de cueillir tranquillement de beaux fruits au bout des branches sans trop se fatiguer (les Humains utilisent d’ailleurs l’expression « à tour de bras » pour qualifier cette activité peu fatigante mais répétitive).
Le cousin félin, lui, possède des excellentes qualités de sprinter, il attrape ses proies, moins rapides, et les dévore sur place.
Le Humain ne possédant hélas ni les longs bras agiles de son cousin singe , ni les muscles puissants de son cousin félin, a dû prolonger son bras ou sa main par quelque chose qui lui permettrait de rivaliser avec les autres espèces naturelles, il a donc choisi de fabriquer armes et outils destinés à pallier à ces handicaps.

Fiche d’étude : SUBSTITUTS HUMAINS   
Extrait de la liste aimablement prêtée par M. Juan-Mickaël Mahenko, spécialiste de la question des substituts.
- vibromasseur à vitesse variable et manche coudé
- pistolet à douilles plastiques
- arrosoir multifonctions
- arbalète électronique
- balai-brosse à poils durs
- laisse de chien réglable
- cravache universelle
- ordinateur-scanner-DVD-caméscope
- stylo plume Monblanc à allumage électronique
- cravate club à pois mauve en fil d’Ecosse
- brochette aux trois poissons
- accroche-caravane à double essieu
- pare-soleil lionne-serpent
- intégrale de Tabatha Cash en version originale sous-titrée
- scie circulaire à triple denture avec fermeture coulissante
- lot de 10 préservatifs goût coca-light
- lave-vitres automatique à propulsion variable
- parapluie gonflable à télécommande infrarouge
- profiteroles à ma façon
- hydropropulseur à dialyse simultanée
- gants insonorisés avec décodeur à correction biface
- extracteur de résidus nucléaire à double injection
- perce-oreilles miniature à ultra-sons
- tondeuse perforatrice à microsillons
- souris-bar à cristaux liquides antidérapants
- mini-chaîne à variateur lumineux
- belle-mère aquatique gonflable
- ramasse-miettes à bec verseur
- pièce montée avec variateur d'intensité
Liste à consulter dans son intégralité sur quandyenaplus-yenaencore.com (75 Euros la minute).
Attention : Selon certains observateurs scientifiques, spécialisés dans le psychisme des humains, ce handicap pourrait dans l’ensemble de l’espèce être la source de traumatismes majeurs. Ils basent leurs conclusions sur le nombre impressionnant d’expressions populaires utilisant les mots jambes ou bras, et qui traduisent selon eux, l’impossibilité ou tout simplement la difficulté pour le Humain d’admettre cette infériorité par rapport à d’autres espèces animales. Nous vous livrons le produit de leurs recherches, tout en précisant que ces allégations, même si elles paraissent fondées n’ont, en tous cas à notre connaissance, pas été prouvées.

images28Fiche d’étude : SÉMIOLOGIE
- Il est parti à toutes jambes, et ça lui a fait une belle jambe, de toute façon elle en avait par dessus la jambe qu’il soit dans ses jambes à lui tenir la jambe, et c’est pas pour lui tirer dans les jambes mais pour quelques brèves parties de jambes en l’air, elle préférerait autant qu’il prenne ses jambes à son cou pour de bon.Cité par M. Jean Bonneau (Chailly-en-Bière)
- C’était pourtant un fier-à-bras, il fallait le voir faire bravement des parties de bras de fer à tour de bras. C’était pas le genre à rester les bras croisés et à tomber dans les bras de Morphée après une journée avec son bras droit. Il faut dire aussi qu’il avait le bras long, et que j’étais pas peu fière de me promener bras-dessus bras-dessous avec lui, et quand il me serrait dans ses bras, moi je faisais un bras d’honneur en douce à toutes les jalouses. Les bras leur en tombaient d’ailleurs. (Extrait de « Une journée avec Bras de Pitt » aux éditions Brazil.)

Cependant même lorsqu’il ne se sert pas d’ustensiles, de figures de style, d’objets ou d’armes, destinés à améliorer ses capacités musculaires, le Humain est, au sein même de son espèce, soumis à des variations de capacité musculaire évidentes et diverses. Pourtant en mettant de côté dans notre étude les ajouts culturels ou trop spécifiquement disproportionnés, on peut tout de même affirmer que certaines races ont des particularités musculaires impressionnantes.
Prenons par exemple la course à pied. Les Humains-à-peau-noire semblent beaucoup plus rapides que leurs cousins à peau blanche ou jaune. Cette proportion étant inversée lors des courses qui demandent de l’endurance. Les Humains-à-peau-noire ont d’abord une particularité au niveau du pied (une longueur du bras de levier postérieur plus grande) qui permet une meilleur propulsion. Ils ont aussi des fibres musculaires rapides beaucoup plus nombreuses que chez les spécimens à peau blanche. Ces myofibrilles rapides permettent comme leur nom l’indique de pratiquer des exercices rapides .
Certains individus sont particulièrement représentatifs de cette constatation : le Jesseowens, le Mariejosépérec, le Carllewis, ou le Benjohnson (même quand il n’est pas survitaminé).

Chapitre II : CHASSE ET SOCIALISATION CHEZ LE HUMAIN

Le Humain n’a pas seulement amélioré les techniques de fabrication et d’utilisation des outils et des armes, il a dû par la même occasion, améliorer les techniques stratégiques de chasse et de travail.
Si le comportement du Humain est le même depuis toujours, il n’en est pas de même suivant son lieu de vie, l’espèce s’adaptant bien sûr aux conditions climatiques.
Il est à noter que son pelage a la particularité de s’inspirer fortement de certaines races animales, comme s’il tentait de les copier : pattes en crocodile pour les individus européens, fourrure épaisse pour les individus des steppes de l’est européen, peau de serpent pour les espèces originaire d’Asie en sont quelques exemples parmi tant d’autres.

Fiche d’étude : LE PEDEGE A COL BLANC
Les pédégés à col blanc vivent généralement seuls (ou mal accompagnés, nous le verrons ultérieurement). Ils se regroupent entre individus d’une même espèce plusieurs fois par an à l’occasion de ce que les spécialistes nomment des séminaires ou des salons. Ce sont généralement des mâles que l’on aperçoit le plus souvent, même si, évolution de la race oblige, on constate çà et là la présence de plus en plus de femelles.
Comme leurs lointains cousins les manchots ils arborent le plus souvent un pelage gris foncé ou noir qui leur couvre le dos et la tête . Le ventre est généralement blanc. Ce plumage s’éclaircit aux beaux jours. Dans certaines régions du globe, principalement chez l’espèce appelée pédégé-haute-couture, le pelage arbore de fortes couleurs qui les fait ressembler à des mannequins de grands couturiers, d’où leur nom.
Le grand chercheur animalier Alain Bongrain Dubourru a même réussi à apprivoiser l’un des représentants de cette espèce si mal définie et l’a affublé d’un nom et d’un prénom comme pour mieux faire valoir sa spécificité. Le Jean-Paul-Gaultier, puisque désormais c’est ce nom qui sert à le distinguer, a une courte crête blonde sur le dessus du crâne et porte un pelage bariolé facilement reconnaissable. La femelle se distingue principalement du mâle par une sorte de poitrine pointue formée de cercles concentriques.
L’espèce la plus commune du Pédégé à col blanc, et la plus représentée sur la planète, se retrouve principalement dans les régions à climat tempéré. A l’intérieur même de ces régions on retrouve quelques sites de concentration extrême qu’on ne peut pas toujours expliquer.
On peut noter aussi certaines caractéristiques qui lui sont propres :
- il voyage beaucoup
- il ne s’adresse par directement à ses congénères pour communiquer mais le plus souvent il fait appel à une espèce qui ne le lâche guère : le secrétaire. Certains crétacés utilisent d’ailleurs cette même technique, nous appelons alors leurs assistants des poissons-pilotes.
- il mange peu dans son terrier, mais le plus souvent dans des terriers collectifs où il rencontre d’autres pédégés à col blanc ou bleu. C’est peut-être pour cette raison qu’on observe très vite chez lui une proéminence abdominale qui le distingue très vite des autres Humains.
En opérant à plusieurs, les Humains ont spectaculairement augmenté leurs chances de résultat quant à la productivité de leur chasse. Du moins pour les Humains mâles. En effet, il est devenu de plus en plus difficile aux Humains femelles de jouer un rôle important dans la poursuite et la capture du gibier. Occupées à porter ou élever des petits, elles ont tout simplement renoncé aux grandes expéditions, et ont conçu un endroit chaleureux et accueillant pour que le mâle revienne partager le produit de sa chasse.

housewifeFiche d’étude : LE « MENAGERE DE MOINS DE 50 ANS »
C’est généralement une femelle même si nous avons pu observer de plus en plus de mâles adoptant ce type de comportement.
Le « ménagère de moins de 50 ans » préfère généralement la fin de la journée, ou la fin de la semaine pour partir en chasse. C’est d’ailleurs un excellent chasseur, habitué à des longs trajets, à une promiscuité qui ne semble pas le déranger et surtout qui possède une rapidité d’exécution qu’on lui envie. Au rayon frais à l’âge adulte il peut capturer une vingtaine de poissons, de crustacés et de blinis en l’espace de 4 minutes. Il se déplace avec une sorte de chariot à roulettes appelé « caddie », notamment en fin de semaine. Le reste du temps, il se contente d’un panier, en fer ou en osier.
Il se contente par ailleurs d’un territoire de chasse assez limité, refaisant chaque jour les mêmes trajets, avec ou sans ses petits.

Chapitre III : HABITAT ET LIEU DE VIE DU HUMAIN

La défense du lieu de vie et des positions hiérarchiques semblent ce qui donne la plus grande motivation à le Humain pour l’organisation de sa vie toute entière.
Le territoire qui constitue sa famille doit être parfaitement distinguable des autres territoires. La forme et l’aspect général de son terrier doivent le faire ressortir de manière évidente et parfaitement identifiable. Même dans le cas de terriers collectifs et de vie en communauté, le Humain veut imposer à son environnement son style personnel.
En quelque sorte il marque son territoire de son odeur personnelle comme le font les autres espèces animales.
Le Humain est bien l’un des plus beaux miracles de la création !

Fiche d’étude pratique
Extrait de « Comment améliorer son petit quotidien » par Valérie Cenvint-Rindu aux éditions Pétasse et Cie, cité dans « Maisons d’Atmosphère » aux éditions Deneuilly.
- des nains amusants et colorés dans le jardin en attendant le bambi porteur de géraniums,
- une poupée tricotée main sur la télé,
- un pare-soleil lionne dans sa voiture,
- une photo de sa femme sur son porte-clé siffleur,
- un chien qui fait oui-oui sur la plage arrière,
- des rideaux en cretonne ajourée dans la caravane à double essieu,
- un djembé troué sur sa table basse,
- un portrait de Johnny dédicacé dans la cuisine,
- le trompe-l’œil tropical dans le salon,
- l’intégrale de Jordy en CD pour la plus petite,
- la parabole Canal Satellite sur le balcon,
- la chaîne de Pikachu le pittbull dans l’entrée,
- le kimono de karaté du grand,
- la cage à oiseaux dans la véranda,
- le napperon brodé sur les appuie-tête du fauteuil
- une chaise longue en teck ramenée de Bali,
- une table basse vitrée laissant apercevoir des Marie-Claire Maison, Télérama et Valeurs Actuelles,
- des voilages en dentelle de Calais hérités de Mamy dans la maison de Trouville,
- un portrait du grand-père en galons et toutes ses décorations au-dessus de la cheminée,
- le prénom des enfants au point de croix sur chaque chambre,
- la collection complète de l’œuvre de Charles Aznavour en coffret prestige,
- les clés du Scénic sur la table basse de l’entrée,
- l’intégrale de « Petit Ours Brun » pour la plus petite des cinq filles,
- les clubs de golf de Monsieur dans l’entrée,
- les coupes ramenées des concours complet d’équitation de la plus grande,
- le panier de « Princesse » la femelle Labrador,
- les photos des deux petites à la fête de Jeanne-d’Arc,
- l’aquarium de poissons d’eau de mer entre le salon et la salle-à-manger,
- une malle à ferrures dorées chinées aux Puces.

Chapitre IV : COMMUNICATION CHEZ LE HUMAIN

Pour pouvoir améliorer constamment son efficacité, le Humain a dû accroître plus que ses cousins singes la communication avec ses semblables. Il a développé des grimaces et des sons destinés à communiquer avec son groupe social .
Certains sons sont intelligibles pour la plupart des Humains, regroupés dans un même territoire. Mais certains spécimens doivent employer des sons simples pour se faire reconnaître et comprendre. C’est le cas du policier, du militaire et du maître-nageur-sauveteur par exemple.
Examinons, si vous le voulez bien, le cas du policier, lui-aussi illustrant notre maxime, désormais célèbre : « Le Humain, l’un des plus beaux miracles de la création ! »

policierFiche d’étude : LE POLICIER (OU FLICAUSIFFLET)
Il se présente en général sous un pelage qualifié d’uniforme. Ce pelage est généralement sombre, avec tout de même quelques reflets dorés pour mieux faire ressortir ses qualités d’écoute et de protection.
Il se sert habituellement d’un sifflet pour communiquer lorsqu’il est dans la rue. Il s’oppose quelquefois à une autre espèce cousine « l’automobilistus eructus » mais préfère de loin se battre contre des espèces à la peau sombre qu’il chasse et traque avec férocité quelquefois. Lorsqu’il rentre dans sa tanière, où il vit en communauté avec d’autres congénères (mâles ou femelles) au même pelage, il se sert presque exclusivement d’une dizaine de mots simples et le plus souvent d’une sorte de machine simpliste qu’il manie avec deux doigts pour mieux se faire comprendre, il appelle cela une machine à écrire.

Chapitre V : LE COUPLE DE HUMAINS

Contrairement à ses cousins singes, le Humain est plutôt du genre à tomber amoureux d’un Humain du sexe opposé et à rester fidèle à celui ou celle qu’il a choisi. Il résout ainsi au moins deux problèmes :
- la femelle, fidèle, lui fait des descendants qui lui ressemblent et avec qui il peut communiquer.
- les mâles, moins occupés à rivaliser entre eux, peuvent au contraire coopérer sur un même projet.
Cette tendance naturelle ne s’est réalisée qu’en partie, et leurs vieux instincts de primates continuent de réapparaître sous des formes plus ou moins atténuées, comme nous le verrons plus loin.
Il est à noter une particularité importante chez le Humain dans son choix de partenaire sexuel. Dans les cas où c’est le mâle qui choisit la femelle, le chef de clan sélectionne le plus souvent la femelle la plus féconde. Dans le cas où c’est la femelle qui choisit le mâle, elle s’en tiendra à celui qui possède un beau territoire de chasse où la nourriture et la sécurité sont abondantes.

Vie sexuelle
Pour rentrer en contact avec le Humain du sexe opposé, il se sert tout d’abord de sa voix et de son apparence générale. Il applique des signaux sonores spécialement étudiés pour intéresser l’autre. La période de l’année n’est pas importante pendant cette chasse, mais des études ont révélé que certaines saisons comme l’été, et certains jours comme le samedi étaient propices à cette phase de rapprochement et de séduction.
Après avoir fait connaissance de manière très superficielle avec son ou sa partenaire, il passe à une phase physique de rapprochement : main à main, nez à nez, bouche à bouche. Un grande partie de cette étape peut se passer en compagnie d’autres représentants de la même espèce et le plus souvent en phase verticale. On peut observer ce genre de comportement par exemple dans les milieux appelés discothèques ou naïtes-cleubes.

b00003cxch.01.lzzzzzzzFiche d’étude : LE M'AS-TU-VU (MTV) NUITEUX ou DAVIDGUETTATISME
Au crépuscule, les buissons dégagent un parfum capiteux qui semble attirer l’espèce humaine vers des endroits de rassemblement. Les femelles sont la plupart du temps reconnaissables grâce à leur pelage qui la nuit se pare de couleurs vives.
Pour une raison inconnue, la plupart des représentants de cette espèce se regroupent dans des endroits très peuplés et recherchent des lieux comme Saint-Trop’ en été et Saint-Bart’ ou Saint-Maurice en hiver. Certains y ont cru voir un retour à des valeurs judéo-chrétiennes et surtout à ses saintes représentations, ce n’est que pure hypothèse .
Pourquoi cette espèce vit-elle dans un contexte aussi étrange, alors qu’on ne le trouve pas par exemple dans les vastes prairies du continent austral ou de Sibérie ? La question reste pour l’instant sans réponse. Le m’as-tu-vu est un lointain cousin du gyrophare, dont la caractéristique première est de se faire repérer de loin.
On peut supposer que son pelage, généralement bariolé, résulte d’une adaptation de l’espèce à l’environnement des régions où il vit. L’extrême diversité de sa fourrure « répond » au blanc de la neige et des glaces des pistes de Saint-Maurice par exemple.
Outre ses couleurs, la fourrure du MTV est suffisamment grasse pour former un revêtement parfaitement imperméable à l’humilité et l’isolant du reste du monde. Ses oreilles sont plus colorées que celles des autres espèces, elles sont même la plupart du temps résolument dorées. Les pattes sont elles aussi recouvertes de bijoux. Seuls les coussinets des doigts sont nus assurant ainsi une excellente adhérence. Des ethnologues ont fait récemment des études sur le comportement des MTV. Leur vie sociale semble se cantonner à la vie nocturne. Pour le MTV le besoin de communiquer avec ses semblables réside dans l’apparence exclusive de son pelage. On le trouve en grande quantité aux Bains Douches, au Queen …Chez certaines espèces, l’hermaphrodisme est de rigueur. C’est encore une preuve de l’adaptation au milieu ambiant. Les Drags Queens, branche cadette du MTV, dont les représentants sont assez rares semble-t-il, ont su s’adapter au bouleversement des tendances.

Horizon ...tal
La phase suivante de rapprochement et de copulation se déroule généralement loin des foules, et a plutôt tendance à rejoindre la position horizontale. Il n’est pas dans nos attributions pour l’instant de donner toutes les variantes possibles et imaginées par les Humains pour expérimenter la phase 2 en position horizontale.
L’étude approfondie de ces pratiques a tout de même démontrée que les contacts en corps à corps augmentent en intensité tandis que les contacts vocaux ou visuels diminuent proportionnellement pendant cette phase. Les mouvements et les pressions s’exercent sur toutes les parties du corps, mais notamment au niveau de la langue, des mains, des lèvres et du sexe. C’est en général à ce moment-là que les vêtements perdent de leur intérêt. Ils se font à partir de là de plus en plus rares. On peut noter aussi de puissants moments de tensions pendant cette phase, caractérisés par des mouvements de frottements, de torsion et d’entrelacements des bras et des jambes.
C’est une fois cette phase bien assurée, et assumée, que le corps des Humains peut se prêter au jeu de la copulation proprement dite, c’est-à-dire l’introduction du sexe du mâle dans celui de la femelle. A mesure que cette copulation progresse, les signes oraux et vocaux se raréfient.
Une fois que les deux partenaires ont atteint l’orgasme, il s’ensuit généralement une période de calme et de relaxation.
D’une part cette période de calme et de relaxation peut se produire même si l’un des deux partenaires n’a pas atteint l’orgasme. Et d’autre part on remarque dans la plupart des régions étudiées que le calme et le bruit sont le plus souvent couverts par les ronflements du Humain mâle . Ce qui explique qu’on ait remarqué ce phénomène que très récemment.

L’activité sexuelle la plus intense de tous les primates
Pourquoi une telle qualité dans les relations sexuelles chez le Humain ? Pour cimenter le couple sans aucun doute. La femelle et le mâle humains, repus sexuellement et recevant des signes d’affection sincères de leur partenaire (voir page suivante, fiche technique) n’ont plus envie de chercher ailleurs les mêmes émotions. Ceci contribue sans aucun doute à la stabilité du couple.
L’origine de la sexualité chez le Humain pourrait être vue uniquement dans le but de procréation et de renouvellement de l’espèce. En fait, il n’en est rien. Si c’était le cas, la femelle du Humain, comme chez les autres espèces animales, n’accepterait les hommages du mâle qu’à une certaine période donnée, celle de l’ovulation. Or, même quand elle est enceinte, ou quand elle n’est tout simplement pas en période féconde, la femelle réagit au mâle. Il serait sans doute trop dangereux pour l’unité et la cohésion du couple, et de l’espèce dans son ensemble, de frustrer le mâle pendant une trop longue période.

Fiche d’étude : Extrait de « Savoir garder un homme à la maison » par Maryse-Elise Cupidard, aux éditions Seconde Chance.

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wonderbraVariantes et accessoires
Le Humain caresse, frotte et stimule son partenaire bien plus intensément que toutes les autres espèces. Les organes génitaux ne sont pas les seuls à être titillés. Les mamelons, les lèvres, les lobes d’oreilles possèdent semble-t-il des terminaisons nerveuses tout à fait indiquées pour stimuler l’activité sexuelle. D’ailleurs, les lobes d’oreilles semblent être créés uniquement à cette fin chez le Humain. Ils se gonflent, rougissent et réagissent de manière évidente à tout stimuli. Les femelles du Humain, et certains mâles, les mettent en valeur d’ailleurs avec des objets brillants et scintillants que l’on nomme boucles.

Les lèvres du Humain sont elles aussi, plus que pour la plupart des autres espèces, des signaux repérables de stimulation sexuelle. Elles jouent le rôle de panneaux de signalisation. Elles sont d’ailleurs très différentes, par leur texture, leur couleur et leur réceptivité, du reste du visage. Elles ont une couleur rouge ou rosée qui ne peut que les faire remarquer. Les femelles du Humain, comme pour leurs lobes d’oreilles, savent d’ailleurs les mettre en valeur pour la phase de séduction, en augmentant leur coloration vers des tons plus intenses. La démarcation très nette entre la bouche et le reste du visage, se retrouve également sur les peaux habituées au soleil. Les Africaines, à peau foncée, compensent le manque de signalisation visuelle de couleur, par une signalisation fondée sur la taille et la protubérance de ces lèvres. Ainsi quelles que soient les conditions, la bouche reste un signe visuel attractif pour l’autre.

Le missionnaire publicitaire
Chez les cousins singes, comme chez la plupart des autres espèces animales, la position la plus commune reste celle où la femelle présente son postérieur au mâle.
Chez les Humains, la chose n’est pas si simple. Tous les signaux semblent être au contraire concentrés sur la face : les lèvres colorées, les yeux qui brillent, les lobes d’oreilles qui rougissent, les seins qui gonflent. Tout semble attirer le Humain vers une copulation à la « missionnaire » du moins dans les premiers temps de l’acte sexuel. Cette position présente l’avantage de pouvoir reconnaître son partenaire et d’associer l’acte à une identité. Les autres positions faisant partie semble-t-il des jeux et gourmandises propres à stimuler et renouveler le désir.

Attention danger !
Les contacts en corps à corps dans l’espèce humaine jouent un rôle très important dans le comportement sexuel.
C’est pour cette raison que lorsque deux humains qui ne se connaissent pas se frôlent accidentellement, ils s’excusent platement ou rougissent. Ils passent même leur temps à éviter tout contact corporel entre eux.
Seules quelques catégories particulières sont « autorisées » à toucher les autres humains sans qu’il y ait de connotation sexuelle évidente : les médecins-de-famille, ou les coiffeurs-qui-recoiffent-le-moral par exemple.
Même lors de relations amicales ou familiales, les conventions sont le plus souvent respectées dans le contact.
Les humains se serrent la main pour se présenter ou se font des attouchements mutuels bouche à joue, qui n’ont rien à voir avec les attouchements bouche à bouche.
Le Humain, l’un des plus beaux miracles de la création !

Chapitre VI : LE BÉBÉ DE HUMAIN

images_120Une évolution lente mais efficace
Après ces questions de sexualité, arrivent de temps en temps, et en tous cas après 9 mois de gestation environ, un bébé de Humain. Le nouveau-né dort beaucoup (en moyenne seize heures par jour au début) . Pendant ses périodes de veille, il se déplace relativement peu. Son cousin singe, lui, peut s’agripper à sa mère dès sa venue au monde. Chez les Humains, le petit ne peut effectuer que quelques mouvements insignifiants et souvent ridicules mais qui font se pâmer bon nombre de Humains adultes, et en particulier ses parents. Il ne peut soulever son menton que vers un mois.
A trois mois, il peut essayer d’attraper des objets suspendus : le nez de sa mère, les cheveux de son frère, les queues de casseroles d’eau bouillante et d’autres choses bien intéressantes.
A six mois il peut s’asseoir sur une chaise.
A douze mois, il peut se mettre debout.
A treize mois il peut grimper les escaliers. Il peut surtout les dévaler sur la tête, et faire connaître à ses parents les joies des Urgences, pour peu qu’ils soient un peu attentionnés.
A quinze mois, quand il commence à marcher sans aide, il développe aussi son vocabulaire. A deux ans l’enfant d’humain moyen connaît environ trois cents mots. A trois ans, 900 mots. A quatre ans il en utilise près de 1600 et à cinq ans, il a dépassé le chiffre de 2100 .
Ce rythme stupéfiant de développement de la parole chez le Humain, semble être l’un des principaux atouts de cette espèce. Certains spécimens cependant, sans doute pour parfaire leur imitation primaire des primates, se contentent de signes et de hochements de tête : c’est le cas des publics d’émissions de télé, des serveurs de bistrot, des guichetiers de SNCF, et des Carmélites par exemple.
Certains oiseaux ont de surprenantes facultés d’imitation vocale. Les perroquets, les mainates, les perruches, les corbeaux, les grues, les bécasses et les poules peuvent débiter des phrases entières, mais par malheur leur cervelle d’oiseau ne leur permet pas de comprendre ce qu’ils affirment.
Le bébé de Humain est reconnaissable par rapport aux spécimens adultes par sa taille. Vous me direz les autres animaux aussi. Oui, mais, le bébé humain reste petit très très longtemps, lui. Alors que quelques semaines après leur naissance par exemple le bébé pigeon est éjecté du nid et le bébé kangourou viré de la poche protectrice. Le bébé humain quitte ses parents lorsqu’il fait son service militaire ou qu’il a son bac, au minimum. Mais on a vu des spécimens s’accrocher à leurs géniteurs pendant de longues années après leur naissance.

Les signaux sonores
Les grognements, gémissements, et cris aussi divers qu’instinctifs du Humain, communs avec les cousins singes, ne sont pas totalement éliminés de leur comportement par cet afflux verbal nouvellement appris. Les signaux sonores primaires restent la base de la communication du Humain. Ces signaux semblent apparaître sans qu’on les enseigne, et dans toutes les parties du globe. Le cri , le rire, le rugissement, le gémissement et les sanglots transmettent partout le même message. Ils sont liés à des états émotionnels importants et donnent aux autres une impression instantanée de l’humeur et des sentiments de celui qui les émet.
De même, les expressions instinctives comme le sourire, la grimace, l’expression de peur, de colère ou le froncement des sourcils sont gardées chez le Humain tout au long de sa vie et dans toutes les zones du globe.
Cependant, il convient de remarquer que chez le bébé de Humain, alors que le cri apparaît dès la naissance, le rire, lui, n’apparaît pas avant le troisième ou le quatrième mois. Il semblerait que cela coïnciderait avec la reconnaissance de ses parents par l’enfant.
La réaction des jeunes devant leurs idoles se rattache au même phénomène. Considérons de manière plus approfondie le spécimen que nous appellerons « fan-de-Patriiiiiik ».

images_312Fiche d’étude : LE FAN-DE-PATRIIIIIIK
On observe chez le fan-de-Patriiiiiiiik une propension au regroupement instinctif. Il s’agit le plus souvent de femelles et le plus souvent de jeunes spécimens à l’appareil reproducteur tout juste développé.
Lors des grands rassemblements, ils se reconnaissent, communiquent et partagent ensemble le même comportement primaire, alors que pris séparément, ils semblent au contraire s’ignorer, voire s’éviter.
Leur principale caractéristique est le cri, le hurlement, qui peut aller quelque fois jusqu’à des convulsions et des évanouissements. Non seulement ils crient, mais aussi ils se cramponnent les uns aux autres, se tortillent, gémissent, se couvrent le visage et se tirent les cheveux.
Les premiers observateurs voyaient là une manière d’exprimer leur peur ou leur douleur intense. En fait il n’en est rien. Il s’agit simplement pour les fan-de-Patriiiiiiiiks d’une réaction affective très forte en présence de leur idole.
Il convient également de remarquer que le fan-de-Patriiiiiiiik qui se retrouve seul au contact de son idole, ne se met jamais à crier et à hurler. Ce qui semble prouver que le hurlement n’est pas, comme on pourrait le penser, destiné à l’idole elle-même, mais bien une sorte de signal de reconnaissance à l’égard des autres fan-de-Patriiiiiiiiks et peut-être même un message d’alerte et de provocation.

Le dressage
Outre la protection (« attention ! »), la nourriture (« mange le bon miam-miam ! »), le nettoyage (« et derrière les oreilles ? ») et le jeu de leur progéniture (« vroum, vroum »), les parents de Humains doivent aussi participer pleinement au dressage. Comme la plupart des autres espèces, le parent du petit Humain procède par un système de punitions et de récompenses qui modifient peu à peu son comportement et affinent son apprentissage de la vie .
La plus grande partie de cet apprentissage se fait par l’imitation des adultes.

L’éducation
images_49Comme chez ses cousins singes, le processus d’éducation du bébé de Humain comporte deux phases bien distinctes : une première période où le sujet se tourne vers l’intérieur, et une seconde période où au contraire le sujet se tourne vers l’extérieur.
Durant la première phase, le jeune Humain est aimé, récompensé et protégé par la mère. Il comprend ce que signifie la sécurité.
Dans la phase suivante, les éducateurs l’encouragent à être plus extraverti et à se tourner vers les autres et à participer à des contacts sociaux . La mère limite ses gestes protecteurs aux moments de graves paniques ou d’alarmes, lorsque des dangers extérieurs menacent la colonie. Le petit Humain comprend alors et accepte son indépendance de plus en plus grande.
Si l’une des deux phases est mal comprise, l’enfant aura des sérieuses difficultés plus tard dans sa vie d’adulte. Si la phase de sécurité lui a manqué, il n’aura pas trop de mal à avoir de nouveaux contacts sociaux mais il sera incapable de maintenir ces contacts ni surtout de les solidifier . Si au contraire, il a connu une grande sécurité dans la première phase, mais qu’il a été surprotégé dans la seconde, il éprouvera les plus grandes difficultés à établir de nouveaux contacts à l’âge adulte et se cramponnera désespérément à ceux qu’il connaissait déjà.
Dans les cas les plus extrêmes de repli social, on observe des comportements répétitifs symptomatiques. Ils peuvent se balancer continuellement, tourner sur eux-mêmes, serrer et desserrer les bras, sucer leur pouce ou d’autres parties de leurs corps, se gratter, se pincer, ou encore répéter des expressions faciales à l’infini. C’est sans aucun doute face à des contacts sociaux qui leur paraissent redoutables qu’ils tentent de se réconforter et de se rassurer en retrouvant un comportement qui leur est familier.
Des spécimens pourtant apparemment bien adaptés à la vie sociale présentent de temps en temps ce qu’on appelle des « tics ».
Ces petits signes anti-exploratoires sont précieux, ils permettent de tolérer la dose excessive de nouveauté avant qu’elle ne devienne pour le sujet une agression insupportable.
Le Humain, l’un des plus beaux miracles de la création !

Chapitre VII : LE HUMAIN CONQUISTADOR ET EXPLORATOR

La plupart des mammifères développent très peu leur sens exploratoire et inventif, ils n’en ont pas besoin. Tant que le fourmilier trouve des fourmis, il s’en tape la bedaine, tant que le chat trouve des croquettes il s’en contente, tant que le hérisson se sent attaqué il dresse ses épines. Tout va bien tant que le mécanisme de survie fonctionne normalement. Mais quand la situation devient critique, le mammifère peu aventurier ne peut y faire face. Si un nouveau tueur aux dents d’acier pouvait broyer les épines du hérisson, celui-ci ne pourrait plus se défendre et survivre .
Le Humain est le plus curieux des mammifères. Il s’adapte et semble chercher continuellement à améliorer sa qualité de vie et son environnement. C’est notamment le cas dans le monde sonore.

photo_cantinoLa musique exploratoire
La percussion joue un rôle important chez les cousins singes ainsi que chez les Humains. Le tambourinage débute de très bonne heure.
Le Humain a même perfectionné les rythmes, les vibrations et les intensités pour atteindre ce que les spécialistes appellent la musique. Il a aussi ajouté des bruits en soufflant dans des cavités creuses (flûte à bec, crâne de Barbie, dent de Mamie), en pinçant des objets en métal ou en cognant sur des morceaux de peaux tendues (tambourin de Mademoiselle Moucheron, ou Johnny-Hallyday au stade de France).
Dans l’ensemble des communautés du globe, la musique joue un rôle de création d’ambiance et de synchronisation.
Le Humain, l’un des plus beaux miracles de la création !

Chapitre VIII : LE HUMAIN AU COMBAT

Les animaux de toute la planète se battent pour deux notions élémentaires : pour établir leur domination dans une hiérarchie sociale ou pour assurer leurs droits territoriaux sur une zone définie. Le Humain doit lutter contre ces deux agressions en même temps pour s’imposer.
Un mâle dominant commande le groupe, c’est normalement le plus fort et le plus actif sexuellement. Lorsqu’il devient trop vieux ou trop faible pour conserver les rênes du pouvoir, le chef est renversé par un mâle plus jeune et plus costaud.
Le humain doit en plus défendre son territoire contre les agressions extérieures.
Quand l’agressivité du Humain se trouve provoquée, un certain nombre de modifications physiologiques fondamentales s’opèrent à l’intérieur de son corps. Le système nerveux se met en attente du combat. Ce système comprend deux sous-systèmes que nous appelons sympathique et para-sympathique. Le premier a pour ambition de préparer le corps à l’activité violente, le second s’occupe de protéger et de restaurer les réserves du corps.
En temps normal, l’organisme gère les deux messages et maintient le corps dans un équilibre heureux, mais quand une agression survient tout le corps subit des modifications. L’adrénaline se déverse dans le sang et tout le système circulatoire est profondément affecté. Le cœur bat plus vite et le sang est transféré de la peau et des viscères vers les muscles et le cerveau. La pression sanguine augmente, le rythme de production des globules rouge s’accélère, le sang coagule plus vite. Il y a en plus une interruption des processus de digestion. Le taux de sucre dans le sang est croissant. L’activité respiratoire est elle aussi augmentée considérablement, les mécanismes thermorégulateurs sont activés, les poils se hérissent et la sudation est abondante.
Tous ces changements aident à préparer le Humain à la bataille.
Le sang est dirigé vers les endroits du corps les plus utiles : vers le cerveau pour une réflexion rapide, et vers les muscles pour une action violente. L’élévation du taux de sucre dans le sang augmente l’efficacité des muscles. L’accélération du processus de coagulation évite une perte de sang trop importante lors d’une blessure. La production accélérée de globules rouges et du rythme respiratoire permettent à l’oxygène de mieux être absorbé et au gaz carbonique d’être évacué. L’érection des poils expose la peau à l’air et contribue à rafraîchir le corps tout comme le ruissellement de sueur. Tout est prêt pour le combat.
Un seul hic : la peur. Elle retient le humain autant que l’agressivité le pousse. Si pendant ce moment, le humain offre à son ennemi un spectacle suffisamment intimidant, il se peut que ce dernier batte en retraite, ce qui nettement préférable dans tous les cas.
A ce stade de notre démonstration nous pourrions nous intéresser à un spécimen relativement rare mais très représentatif de ce comportement agressif : le lutteur de sumo.
Il fait partie de la famille très large des lutteurs : on y trouve les boxeurs (au nez aplati et à la peau foncée généralement), les karatékas (aux yeux bridés le plus souvent), ou les militaires (mais eux ont un pelage vert kaki censé les fondre dans le paysage).

images29Fiche d’étude : LE LUTTEUR DE SUMO
Depuis quelques années, certaines espèces se rassemblent dans la région de Bercy, près des côtes les plus occidentales de l’Europe, même si, une fois cette grande réunion achevée, on les retrouve toujours au même endroit dans l’archipel du Japon. Il a les yeux bridés, une sorte de queue de cheval sur le haut du crâne et se promène quasiment nu à longueur d’année.
Il vit dans un enclos carré, clôturé par des cordes reliées entre elles aux quatre coins par des poteaux. Des éminents scientifiques l’ont longtemps associé au samouraï et au mangastoutcouleurs. Il semble avoir la même capacité de compréhension et d’ingéniosité extrêmement faible.
Mais il s’en distingue cependant très largement notamment par sa corpulence, son intelligence étant réduite au maximum pour laisser la place aux muscles les plus élémentaires. S’il ne mange pas en moyenne 6 kg de viande par jour, le sumo dépérit rapidement. En cette période de l’année beaucoup meurent de faim, surtout les plus jeunes.
On a du mal à observer le comportement de leurs femelles appelées geishas même si certains spécialistes comme Kurosawa, Duras ou Régis Wargnier on pu saisir quelques instants de leur intimité. Les seuls observations semblent la réduire à l’état de femelles-objets sexuels à tendance sado-masochiste.

D’autres espèces que le Humain utilisent les mêmes signaux, avec plus ou moins de bonheur. Certains utilisent des taches de couleur sur leur peau nue (sur le visage ou sur la croupe la plupart du temps). C’est le cas des singes par exemple. D’autres espèces se gonflent pour menacer. C’est le cas notamment des oiseaux.
L’érection des poils en tant que signal d’agressivité a conduit tout au long de l’histoire des espèces, au développement de zones spécialisées telles que crête, cape, crinière ou frange. Les poils se sont allongés ou durcis, leur pigmentation s’est radicalement modifiée pour produire des zones de contrastes violents avec le pelage avoisinant. Lorsque son agressivité est excitée, les poils dressés, l’animal paraît soudain plus grand et plus redoutable.

Bataille et soumission
Lorsque la bataille proprement dite a lieu quand même, toutes les parties du corps les plus dangereuses sont utilisées pour mordre, lacérer, taper ou encore serrer. La tête et les cornes pour donner des coups de boutoir et pour transpercer, le corps pour bousculer et renverser, les pattes pour griffer, les sabots pour ruer et donner des coups de pieds, les mains pour empoigner, serrer, étouffer, et parfois même la queue pour donner des coups de fouet. En règle générale chez les animaux, il est extrêmement rare de voir un adversaire tuer l’autre. Dès que l’ennemi a été suffisamment maté, il cesse de constituer une menace et on ne gaspille pas son énergie, on le laisse partir.
Chez les Humains par contre, le développement d’armes artificielles redoutables a contribué a créer une espèce potentiellement fort dangereuse. C’est pourquoi ils ont dû en même temps développer une gamme extrêmement étendue de signaux d’apaisement. Rampements, prosternations, agenouillements, inclinations de la tête, révérences, yeux baissés, sont des signes de soumission d’un faible à l’égard d’un plus fort.
Les yeux jouent un rôle très important dans ce système d’anti-regard de soumission. En effet, les yeux grands ouverts et colorés sont plutôt signes d’agressivité. Certaines espèces comme les papillons ont acquis des taches en formes d’yeux pour faire office de mécanisme d’autodéfense. Lorsqu’ils déploient leurs ailes, l’effet est immédiatement impressionnant au regard des prédateurs.
Nous retrouvons ce type de procédé chez les Humains. Les dessinateurs d’automobiles (machines servant à transporter des Humains d’un lieu à un autre) se sont servis de ce phénomène pour donner une impression générale d’agressivité à leurs créations. L’avant (appelé capot) a la forme de sourcils froncés, auquel sont ajoutées des « dents » en calandre et deux tâches d’yeux appelées phares.
Le Humain, l’un des plus beaux miracles de la création !

Chapitre IX : L'ALIMENTATION CHEZ LE HUMAIN

images_121Le comportement alimentaire du Humain est une de ses activités les plus variables et les plus dépendantes des impératifs culturels et locaux, cependant quelques principes biologiques peuvent être dégagés.
Le Humain mâle au cours des millénaires a perdu son activité favorite : la chasse. Cependant il a su recréer des substituts à cet instinct millénaire : chasse à courre, chasse au gros gibier, pêche au gros, jeux de cache-cache des enfants etc.
D’autre part, le Humain devenu carnivore aurait pu faire comme les autres carnivores, c’est-à-dire s’empiffrer et se gaver au cours de gros repas largement espacés dans le temps. Le temps restant étant effectivement utilisé pour la chasse. Il aurait pu, comme ses cousins singes au contraire passer son temps à mâchonner de petits repas. En fait le Humain a ceci de caractéristique qu’il s’impose des heures de repas bien précises comme s’il continuait à chasser.
Une autre particularité du Humain est le fait qu’il fasse chauffer sa nourriture, sans doute pour retrouver ses anciens instincts. Le Humain ne consomme plus de viande fraîchement tuée mais il la dévore à peu près à la même température que les autres espèces carnivores. La nourriture des autres espèces est chaude parce qu’elle n’a pas encore refroidi, celle des Humains l’est parce qu’elle a été réchauffée.
Enfin, nous devons attirer l’attention de nos lecteurs et auditeurs sur la manière de manger des Humains, qui le distingue une fois encore, s’il en était besoin des autres animaux de la création. La première évidence surgie devant nos yeux ébahis se résumé à un tout petit outil, peu esthétique mais ô combien utile apparemment : la fourchette. Le Humain (sauf exception) se sert d’une fourchette depuis quelques siècles selon nos histo-homo-riens. C’est un outil à trois ou quatre dents très effilées qu’il porte à sa bouche après l’avoir piqué dans sa nourriture. Comme nous l’avons démontré, les outils et armes inventés par les Humains étaient et sont destinés à agrémenter les bras et les mains ou à les allonger. C’est typiquement le cas de la fourchette (comme ça l’est sans doute pour la baguette utilisée par les Humains-bridés d’Asie). Les Humains italiens, fort soucieux de leur personne au XVe siècle (comme aujourd’hui d’ailleurs) auraient lancé la mode de la fraise (pas celle sucrée par Papy mais celle, vestimentaire, qui entourait le cou des gens importants) et les Humains importants (rois, reines, courtisans, nains etc.) se sont vus affublés de fraises si importantes et encombrantes que leurs bras n’étaient plus assez longs pour pouvoir engloutir la nourriture de leurs royales assiettes, ils se sont donc servis de fourchettes. L’usage de cet ustensile s’est généralisé dans toutes les populations de Humains, et la fourchette est désormais utilisée par le Carolinedemonaco comme par le Bokassapremier.

Le goût
Comment les Humains perçoivent-ils le goût ?
La surface de la langue n’est pas lisse, mais couverte de petites projections appelées papilles, et qui supportent environ dix mille bourgeons gustatifs. Cependant, ces bourgeons ne peuvent réagir qu’à quatre goûts fondamentaux : le sucré, le salé, l’acide et l’amer. Le bout de la langue est plus sensible au salé et au sucré, les côtés de la langue à l’acide et le fond à l’amer. Toutes les saveurs plus subtiles absorbées par le Humain ne sont en fait pas goûtées mais senties. L’odeur de la nourriture se diffuse dans le nez où se situe la membrane olfactive.
Une autre caractéristique du Humain concernant le goût concerne sa prédilection pour les choses sucrées. Il tient cela sans doute de ses cousins singes, puisque les carnivores sont complètement eux réfractaires aux sucreries et autres confiseries.
Les Humains de la partie occidentale européenne (à l’exception des îles britanniques) sont traditionnellement considérés comme des spécialistes de la nourriture dite « gastronomie ».
La nourriture et le ravitaillement des Humains est généralement assuré par le « ménagère-de-moins-de-50-ans » dont nous avons parlé précédemment, mais également par ce qu’ils appellent des « cuisiniers ». Ces individus sont en général des mâles. On les reconnaît grâce à leur crête très élevée, blanche, au dessus de la tête et qu’on appelle « toque ». Ils sont également parfaitement identifiables grâce à leur nom brodé sur la face antérieure de leur corps. On sait que leur apparence n’a pas varié depuis près de 300 ans, et on a découvert récemment que ces toques immenses servaient à ventiler le haut du front et le crâne qui transpirent dans la chaleur des cuisines et des fourneaux (endroit où se prépare la nourriture des Humains).
Nous avons retrouvé des fragments de carte provenant de ce qu’ils appellent des restaurants.
On a acquis la certitude que ces préparations étaient estimées de toutes les populations de Humains du globe sans distinction de couleur ou de religion.
Encore une preuve que le Humain est l’un des plus beaux miracles de la création !

Chapitre X : TOILETTAGE ET MONDANITES CHEZ LE HUMAIN

Les mains agiles des cousins singes peuvent nettoyer et peigner leur pelage avec dextérité. Seul hic, et de taille, il ne peut de toute évidence s’occuper de sa tête ou de son dos.
Il a donc recours à un système d’entraide amicale : la toilette communautaire. Quand un singe toiletteur s’approche d’un singe à toiletter, le premier signale au second ses intentions au moyen d’un claquement rapide des lèvres. Ce claquement des lèvres est devenu au fil du temps un signal amical chez les singes, et réagit plus vraisemblablement à un motif social plutôt qu’hygiénique ou esthétique. Cette ambiance d’entraide contribue à resserrer les liens entre les individus d’une même bande ou d’une même colonie.
Les Humains n’ayant pas ou peu de pelage soyeux à entretenir, ils ont pourtant eux aussi recours à un substitut de toilette communautaire pour renforcer les relations amicales avec leurs congénères. Il paraît évident que le sourire a remplacé chez le Humain le claquement de lèvres du singe.
Mais ce signal ne pouvant être qu’éphémère il lui a fallu inventer d’autres manières de lier des relations amicales avec des inconnus. C’est ce qu’on a coutume d’appeler un bavardage poli et surtout sans aucune profondeur pratiqué de manière systématique dans des rencontres mondaines. Il ne s’agit pas d’échanger des informations importantes, mais bien de renforcer le sourire initial et de maintenir un climat amical.
Le plus frappant étant que dans ce genre de réunion, les Humains passent leur temps à multiplier les rencontres en supprimant toute conversation profonde portant sur des sujets informatifs et/ou exploratoires.

Le Humain, l’un des plus beaux miracles de la création !


Posté par lagriotteausirop à 02:59 - Nos amis les hommes - Commentaires [7] - Permalien [#]


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